EL « PINKO » AU POUVOIR ?
El « Pinko », le rose bonbon tendresse ou fushia tonique (selon les goûts et couleurs de chacun), arrive enfin sur « Market Stories ». Alors, non, il ne s’agit pas d’un nouveau cyclone qui balaye avec pertes et fracas végétations et édifications humaines, mais plutôt d’un nouveau courant marketing qui tend à terrasser le marketer « pantouflard » pour le faire entrer dans l’ère du 2.0.
En toute honnêteté, j’ai longuement hésité avant « d’oser » parler « d’el Pinko » (car Web 2.0, buzz ou influenceur deviennent des termes surconsommés, qui me font frôler l’indigestion), mais j’ai bassement cédé à la pression, puisque qu’il commence à s’installer durablement et vient même bousculer assez sévèrement « les vieux de la vieille », bien emmitouflés dans leurs combinaisons de marketeurs (achetées auprès de Kotler, Lendrevie ou Jean-Marie Dru…de grands théoriciens dont il ne faut pas remettre en cause les règles et les philosophies…mais auxquelles il suffit de greffer des concepts plus modernes liés aux principes de groupes et de bouche-à-oreille), qui se plaisent et se complaisent dans des stratégies marketing datant de ces 40 dernières années.
En des termes simples, les deux objectifs du « Pinko marketing » sont de :
- Redonner sa véritable place au responsable marketing au sein de son entreprise : Le directeur marketing joue parfois le rôle de chef commercial (les dirigeants de société ayant associés négligemment deux activités complémentaires mais en rien similaires). Une fonction additionnelle qui l’oblige à penser ventes, chiffres, objectifs à atteindre…autant dire des notions quantifiables et très concrètes, qui le contraignent à se fixer le but suivant : « Il faut vendre davantage ». Alors que son métier de base devrait le conduire à s’interroger : « Comment mieux vendre ? » « Pourquoi cette nouvelle ligne démarre péniblement ? », « Quelles vont être les réactions des consommateurs face à ce nouveau service ? »…
- Lui faire prendre en compte la notion de communauté : Le responsable marketing doit désormais compter de nouveaux outils dans la mise en place de campagnes (comme les blogs, le marketing viral…) qui viendront soutenir les traditionnels publicités papier et autres communiqués de presse. Le marketing pense alors collaboration, projets participatifs et prend en compte que le client, en plus de consommer, est désormais acteur et « conditionneur », puisqu’il influence en communiquant son avis à un groupe, potentiellement futur acheteur.
Cette nouvelle approche du marketing est née en 2006 et sa mère n’est autre que Tara Hunt, autrement dit une femme qui s’infiltre parmi les grands idéologues et économistes pour soumettre ses idées innovantes (un « chouia » risqué n’est-ce pas face à l’entêtement de certains traditionnalistes !). Pour synthétiser sa vision novatrice, je vous ai mis à disposition, ci-dessous, un tableau (en provenance du blog Voxinablog), qui, par une démonstration avant/après (comparaison du marketeur ancienne génération et du marketeur 2.0), nous dévoile les agissements et nouveaux mécanismes du « Pinko marketer » (ce schéma est dans sa langue d’origine, désolée pour les frileux qui manient mal la langue de Shakespeare, mais si vous avez besoin d’un éclaircissement, laissez-moi un commentaire).
Le « Pinko marketing » suit donc le sillon du web 2.0 et tend vers la même évolution. Comme nous le montre le schéma suivant : l’opinion individuelle et le collaboratif sont davantage pris en compte et le marketing ne vient plus diffuser un message de masse, totalement maîtrisé, mais le message naît au contraire de conversations et se veut nettement moins pesant et plus naturel. Un mapping que je trouve très parlant et extrêmement bien pensé (traduit en français et tout droit venu du blog Saumande.net). Mes quelques compagnons de fac, qui s’égareront sur ce blog, me reconnaîtront bien là, vouant un « quasi » véritable culte à MacKinsey et à sa matrice, durant les cours de management et marketing interculturel. ;-)
Alors, selon vous, le « Pinko marketing » va-t-il révolutionner (à sa façon) le marketing « traditionnel » ? Est-ce une simple pratique en vogue ou un nouveau mode de penser ?
Pour me soumettre votre avis sur cette nouvelle vision du marketing, qui « fait voir la vie en rose » aux aficionados du 2.0, je vous invite à aller consulter :
- Le manifeste des évidences : ici

























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