JE SUIS DE CEUX...
…Qui adorent les mots d’enfants…et qui tient un carnet compil de toutes les maladresses que leur langue déliée et leur cœur spontané peuvent faire jaillir. Mot tout neuf, mot tout frais, qui m’a fait tendrement sourire il y a environ un mois en évoquant un thème dans l’air du temps. Une petite anonyme de 4 ans, déjà bien délurée et lucide face à l’affrontement de Mars et de Saturne :
« T’es pas mariée toi encore ? Ah bin t’es tranquille alors ! »
…Qui n’ont pas d’attaches précises: ni Castelroussine acharnée qui porte fièrement l’étendard berrichon à Paris, ni Auvergnate revancharde qui se rebiffe quand on lui lance l’égalité facile « Habitants centraux=Habitants ratchos », j’ai vécu dans différentes régions françaises et je suis devenue de ce fait une personne totalement indépendante face aux biens terriens. Ambert, Cunlhat, Saulieu, Châteauroux, Orléans puis Levallois Perret…plus quelques étapes intermèdes pour souffler entre ces différents lieux de villégiatures.
…Qui blogguent en musique, pour que les mots secouent leurs syllabes en rythme et emballent mes doigts pianotant dans une samba infernale qui fait chauffer le dancefloor de mon clavier. Et quelle chanson envahie en ce moment même mon esprit? « Song For A Jedi » de Dyonisos...je vous laisse apprécier ici.
…Qui sont adeptes du train et même des hics à répétition dont il souffre, car ce léger malaise fait parti de son charme, bien que les retards et autres excuses de suicides à outrance sur les voies ferrées échauffent vite les âmes des voyageurs. J’aime la manière dont il me berce, ses pentes très douces dans les virages, cette confrontation air frais/soleil tape à l’œil, la possibilité de bouquiner (avec le voisin qui jette un regard constant sur les pages pour occuper son temps libre), le besoin qu'il procure de fermer les yeux quelques instants (malgré un inconfort qui rend la nuque en piteuse état en fin de voyage)…Je monte dans mon cher (dans tous les sens du terme) Teoz chaque semaine (ou presque, pour quelques 4 heures de trajet) et je ne m’en lasse pas.
Ces confessions répondent au tag de Vanina, qui a réussi à faire sortir l’ours EmilieG de sa taverne le temps de ces révélations prises au hasard comme l'imposait le jeu. Peu présente, je ne me permettrais pas de raccrocher ce maillon aux filets de bloggers plus courageux et prolifiques que je ne le suis. Alors aux plus téméraires de saisir d'eux-même le tag au bond.












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