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« mars 2007 | Accueil | mai 2007 »

MES PROCHES SONT-ILS ALLERGIQUES A MON BLOG OU MON BLOG EST-IL ALLERGIQUE A MES PROCHES ?

Ce matin, chaleur oblige, j’ai besoin d’une bonne dosette de fraîcheur et de nouveauté, comme un glaçon que l’on glisse dans sa bouche en pleine canicule pour se sentir revivre. C’est pourquoi Ceucidit et moi-même allons tester (sous vos yeux ébahis…non, je n’en fais pas trop, je crois simplement en ce billet hors-normes) un concept directement importé de chez Vanina Delobelle et Henri Kaufman : le post-crossing. Ou le croisé de deux opinions sur un même thème, publié simultanément sur deux blogs. Expérience éprouvée par nos prédécesseurs, que nous avons déclinée, en y ajoutant nos ingrédients secrets, afin de personnaliser cette sauce nouvelle génération. Ceucidit a en effet eu l’idée (brillante) d’utiliser un jeu de questions/réponses où l’emploi de la première personne du singulier est recommandé (attention, vos hôtes, de nature plutôt réservée, ont mouillé leurs chemises, j’espère que vous apprécierez !).

3617448782Je me suis souvent demandé pourquoi Berta, la bonne copine qui joue le rôle de confesseur depuis le lycée sans porter officiellement le col blanc, ou pourquoi Tonton Marius, l’oncle du soleil qui vous fait systématiquement écouter le chant des cigales à chaque appel téléphonique, commentaient rarement (voire jamais) sur les blogs de tout à chacun. Le lectorat d’un blogger (même quand il s’agit de confessions intimes) est plus souvent composé d’espèces de même catégorie, amicalement nommés des « ami-nonymes », que de proches du metteur en scène et scénariste exclusif de ce blog. Alors à ce constat, je lance tout bonnement un énorme : « Pourquoi ? ». Les amis et membres de la famille sont-ils tenus volontairement à l’écart de cette petite boite à trésors que représente un carnet virtuel ? Ou alors n’osent-il pas rentrer pour laisser un tendre « bisous et à très vite » sur la porte du frigo ?

Parcourez plutôt les réponses de vos deux compères : version homme vs version femme, avec comme point commun une certaine retenue et discrétion pour faire pénétrer les êtres aimés dans nos petits univers « blogesques ».

Est-ce que vos proches connaissent vos secondes identités virtuelles ou est-ce un côté docteur Jekill que vous ne souhaitez pas leur dévoiler? 

>C: Oui, mes proches connaissent mon blog, mais depuis peu. En fait je me suis longtemps posé la question et un jour je ne sais pas pourquoi, j’ai dévoilé ce secret.

>E: Tous me proches savent que j’ai une seconde peau de bloggeuse, mais mes parents ne connaissent pas l’adresse de mon chez-moi virtuel et je leur interdis formellement d’oser taper mon nom dans Google pour pouvoir la dénicher. Je refuse tout simplement qu’ils pénètrent dans mon petit monde du Net, sans que je les y ai invité avec un faire-part officiel…que je ne suis pas prête de leur envoyer d’ailleurs ! Je préfère de loin être lu, commenté, par des « ami-nonymes » : ces bloggers de l’extrême qui osent sonner fréquemment à la porte, s’installer dans des fauteuils qu’ils connaissent bien et participer au dialogue en cours.

Pourquoi cette pudeur de départ? Y avait-il une crainte insoupçonnée?

>C: C'est-à-dire que cela fait partit de ma personnalité. J’ai toujours été très discret sur ma vie avec ma famille et les gens qui m’entourent. Cela doit être de  la pudeur je pense et chez moi il faut avouer qu’elle est très développée, et ça je ne saurais pas l’expliquer. Je n’ai pas forcément de chose à cacher mais c’est comme ça, c’est moi !

>E: Question de réserve, de retenue, de pudeur, mêlée à une peur irraisonnée d’être quelque part jugée par mes parents, qui me connaissent sans me connaître, car leur amour sans borne a lissé certains de mes défauts. Croyez-vous qu’une mère qui voit encore sa fille unique de 25 ans comme un bébé en grenouillère réagirait bien en lisant une petite dissertation sur « si j’étais un mâle, je me la jouerais belle gueule et ami des aspirateurs » ? ;) Je pense que je craindrais tout bonnement de briser la belle image qu’ils ont de moi et parallèlement de les décevoir.

Comment leur as-tu annoncé que tu n'étais plus seulement lecteur du Net mais bel et bien acteur en tenant régulièrement 2 blogs?

>C: Alors tout simplement en visite chez mes parents, alors que je jetais un œil à mon blog et mes stats, ma mère est entrée dans la pièce ou se trouve le pc et je l’ai interpellé pour lui dire que j’avais quelque chose à lui montré. A partir de là, l’info a été vite diffusée dans le restant de la famille… Je crois qu’en fait j’avais envie de leur montrer et en même temps j’ai douté d’avoir bien fait, mais plus maintenant.

Le  deuxième blog n’existait pas encore et en découvrant mon blog elle a également découvert que je passais pas mal de temps sur les blogs en général! Le second « Onyva » mériterait d’ailleurs que j’y passe plus de temps L

>E: J’ai démarré mon blog avec l’objectif d’ajouter un plus à mes candidatures. Quand je leur ai parlé de la naissance de mon blog, mes amis l’ont donc assimilé à un outil de recherche supplémentaire, au même titre qu’une lettre de motivation, sans y prêter une réelle attention. Hormis quelques-uns bien sûr qui sont intéressés par les thèmes marketing que je traite ou ai pu traiter !

Vous lisent-ils régulièrement? Commentent-ils? Quelles sont leurs réactions?

>C: Ma mère y jette un œil pratiquement tous les jours, mon père et mon frère moins je pense. Non ils ne commentent pas. En fait les commentaires se font au téléphone quand il y en a. Leurs réactions ont été bonnes. Ils ont été surpris que ce soit moi qui ai fait ça, qui écrive ces choses là. Ils ont découvert peut-être un aspect de ma personnalité qu’ils ne connaissaient pas. En même temps il parait que l’on me reconnait bien malgré tout au travers de mes postes et de mes commentaires. Surement grâce à mon humour extra méga génial… J

>E: Quelques uns me lisent régulièrement, mais ils n’osent pas commenter. Je pense qu’ils ont peur de faire intrusion dans ce lectorat désormais bien construit (qui se permet des références plus personnelles, des « private jokes » peut-être difficilement compréhensible pour les non-avertis). Pourtant ils le savent : mon blog est ouvert, n’attend qu’eux. Pour en avoir parlé avec certains, je sais qu’ils me retrouvent dans ma manière d’écrire, dans mes réflexions (surtout les petites pics que je glisse parfois avec délectation). Ma meilleure amie (qui est la plus fervente supportrice de ce blog, même si son emploi du temps la contraint à ne pas me lire aussi régulièrement qu’elle le souhaiterait) arrive même à détecter mon état d’esprit à travers quelques lignes couchées sur le Net (non elle n’est pas extra-terrestre mais bien humaine, je vous rassure !). ^_^

A travers tes blogs, découvrent-ils de nouvelles facettes de toi? Peut-être même des traits de caractères, des passions insoupçonnées?

>C: Oui tout à fait car sur mon blog, je n’ai pas de thème particulier et je commente des sujets divers et variés que je n’aborderais pas forcément avec eux (Miss Tic est un bon exemple). Et puis j’essaye de soigner un peu ma façon d’écrire, le style, l’hortauggraffe… :) C’est surtout cela qui a surpris mes parents, ma façon d’écrire et de développer mes sujets.

>E: Nouvelles facettes de ma personnalité ? Je ne pense pas…mes amis connaissent déjà mes qualités comme mes intrusifs défauts (oui, je le reconnais, le terme défauts se doit d’être au pluriel dans mon cas !), donc pas de découvertes majeures pour eux. Par contre, ils m’ont déjà dit que le blogging m’a curieusement permis de devenir plus sociable, moins réservée…je croyais pourtant qu’en me cachant derrière les mots, j’aurais un rempart massif, mais au contraire je me mets bien plus souvent à découvert que dans la « vraie » vie face à de « vrais gens ».

De manière moins personnelle, comment expliquez-vous que la masse des commentateurs chez bon nombre de bloggeurs soit d'autres bloggeurs et pas des amis et des membres du cercle familial ? Qu'est-ce qui les retient à intervenir selon toi?

>C: Je pense en fait que la bloggobulle est malgré ce que l’on en dit, encore peu fréquenté par la plupart des gens ou alors d’une manière très restreinte. Beaucoup pense qu’il ne s’agit que de journaux intimes et que de ce fait n’ont pas grand intérêt. Ils n’ont également pas tous perçu les avantages du blog par rapport à un site web classique. De ce fait les bloggeurs commentent majoritairement entre eux et créent leurs propres réseaux en fonction de leurs affinités, passions ect ! Ma famille voit mon blog comme d’une lucarne, observe et préfère réagir directement avec moi. Pour que mes amis interviennent, il faudrait qu’ils soient au courant de mon blog… 

>E: D’accord avec Ceucidit sur le fait que le grand public colle une image « intime » à tous les blogs : un a priori qui perdure malgré l’expression Web 2.0, très tendance et lourdement utilisée ces derniers temps. Ne comptent alors que les connaisseurs, c’est-à-dire les bloggers, pour butiner, picorer, commenter, s’égarer sur la blogosphère. Puis le cercle de lecteurs fidèles se crée, les liens se dessinent, et pour la bonne copine égarée ou le tonton un peu dépassé par le langage web et tous l’apanage du blogger (smileys, tournures typiques, codes, rites…) le décalage est trop impressionnant et l’adaptation effraie. J’image par exemple le grand-père, fier de son petit-fils qui écrit avec une plume agréable, une argumentation structurée et une orthographe à faire pâlir bon nombre de d’jeuns, et qui souhaite simplement lui dire « bravo, fiston ! ». Il risque de se retrouver face à son écran, tout intimidé, en poussant un craintif « Pardon de déranger…heu…est-ce que je peux parler à mon grand gamin pour lui dire que son papy est fier de lui ? ». Il réfléchit et, désappointé, il risque de prendre la poudre d’escampette et se précipiter sur le téléphone pour le lui dire de vive voix. Bref, je crois que, sauf exception d’amis ou de membres de la famille également touchés par le syndrôme du blogging, l’acclimatation est trop rude et l’addiction trop difficilement compréhensible…ce qui limitent inévitablement le nombre de commentaires catégorie « famille et amis ».

Et vous, quand est-il de votre côté : vous êtes le blogger exubérant qui prévient jusqu’à sa grand-tante quand un nouveau billet est publié ou plutôt le blogger réservé qui cultive son jardin secret virtuel en toute solitude ? J’attends vos réactions et vous invite également à vous rendre sur le site de Ceucidit pour confronter les points de vue.

MOI SI J’ETAIS UN HOMME…

Cath m’avait prévenu qu’une bombe à l’odeur de mâle allait être lâchée sur mon petit coeur de midinette et qu’un viril Emile s’emparerait de mon âme en ce dernier samedi d’avril. Et quelle terreur, elle a dit vrai, me tagguant (sans aucun remords !) pour vous parler de moi version il, version mec (oui, en photo, c'est bien Emile...parce qu'après tout, pourquoi se priver !).

3734422851Moi si j’étais un homme, j’aurais une « belle gueule » sans pour autant porter le poids de l’égocentrisme fanfaron : brun, cheveux mi-longs battus à grand coup de spray coiffant, une barbe naissante pour prétexter un faux côté contestataire qui cache en fait une docile tendresse et… un regard…bleu, vert, noir intense, là n’est pas la question…dès l’instant que la prunelle de l’authenticité y brille et que cet œil n’ait pas honte d’être ému. Contrairement à beaucoup de mes congénères, je ne pesterais pas à un demandeur « Chéri, tu viens on va faire du shopping ! », au contraire j’accourrais, non seulement pour guider ma belle dans ses choix, mais aussi pour maintenir ma réputation de « mec bien sapé » (dixit les quelques jeunettes aux boucles d’oreille créoles et bas résilles colorés assortis croisés dans la rue). Orgueil quand tu nous tiens, tu es plus tenace que quelques traces de « uhu », étonnamment inefficaces pour coller une simple feuille d’à peine 80 grammes !

Mais l’apparence ne fait pas un homme vous allez me dire, certes…il s’agit juste d’une enveloppe charnelle qui aime séduire et être séduite, car non, je ne serais pas un lovelace cynique, ni un aguicheur frénétique ignorant même son effet « lourdingue empoisonneur », mais néanmoins un charmeur, qui permet à ses yeux d’admirer les beautés que le Divin a placé sur cette Terre. Je confesse sans honte ce petit défaut, qui naît (et ce ne serait pas pour me justifier) d’un afflux immaîtrisable de testostérones faisant bouillonner et grossir…mon égo de mâle.

Par contre, ma loufoquerie ne serait en rien une faiblesse mais au contraire une véritable marque de fabrique. Artiste, aimant manier mots doux et mots durs, mon sens de l’humour se perdrait dans l’écriture de pavés littéraires et de pièces dite « bouffonnes ». Je ne serais donc pas l’homme chocolat, à l’ossature bien dessinée car peu (ou plutôt trop peu) sportif, mais plutôt un homme de plume, un fil de fer assez souple et ouvert d’esprit, pour ne pas refuser le terme concession et réaffirmer que la drôlerie est la base d’une vie heureuse. Un cultivé, dévoreur d’informations en barre, qui se nourrit et grandit en partageant, notamment avec sa moitié. En scorpion, passionné et entier, j’aurais « flairer » la femme de ma vie à quelques mots choisis laissés sur un post-it, j’aurais poussé un assuré : « C’est elle ! » et j’aurais alors redéfini le terme extase.

4266524982La vie de couple m’aurait révélé ma plus grande spécificité et l’une de mes plus grande fierté, être le seul homme de notre planète à cumuler le trio gagnant : jeté de linge sale directement dans le panier prévu à cet effet + rabattage automatique et en mode silence de la lunette des toilettes + rebouchage systématique du tube de dentifrice (en limitant tout effet de coulures). Vous êtes impressionné, n’est-ce pas ? Ayant bien intégré la notion de parité, je saurais me transformer 3 jours et demi par semaine en l’homme éponge (non, pas celui qui écoute attentivement les confessions de sa chère et tendre…ni celui qui mériterait le titre d’écumeur de bars haut de gamme), mais celui qui sait pertinemment qu’il est nécessaire de changer de temps à autre le sac de l’aspirateur et celui qui discerne sans mal l’assouplissant de la lessive (et qui connaît de mémoire la quantité à déverser dans la machine à laver). Des compétences clés qui sauraient enrichir le CV de n’importe quel homme à la recherche d’un CMDI (Contrat Marital à Durée Indéterminée).

Mais heureusement, point besoin de me bombarder de « axe » le matin (d’ailleurs je serais effrayé à l’idée que toute la gente féminine se jette sur moi à cause de cet hypnotisant parfum !), nul envie de chanter un « on est les champions… » en regardant des bonshommes courir obstinément après une baballe (une écharpe autour du coup, une bière à la main et une part de pizza quatre fromages dans l’autre)…je suis une femme, au vénus bien implanté, trop souvent dépassée par Mars, qui (il faut le reconnaître) ne tourne pas toujours rond.

Respectant le principe de cette chaîne, je refile la patate chaude (voire brûlante) à Ellie (qui est obligée de commenter à son prochain passage…car elle m’a donné sa parole de castelbloggeuse!), à Céline (parce que la petite demoiselle me taggue allégrement, alors je me venge !), à Lilylune (car son portrait risque d’être un bel instant de poésie), à Marouschka (qui en bonne scientifique, va nous disséquer sa façade masculine avec une bonne tranche de réalisme) et à Antonia (avec une question : nous fera-t-elle un descriptif proche de celui de son Biscuit…ou se la jouera-t-elle petit Lu rebelle ?).

5ème ETAPE : RA7OR.COM

2536118041Un peu las des baronnes fardées de la blogosphère, qui sèment strass, paillettes et poudres étincelantes sur les chemins du Net, 5 « gentle-mâles » ont acheté une modeste boutique, dans le quartier très prisé et hautement guirly de « tranches de vie », qu’ils ont nommé Ra7or. Leur commerce, un webzine ouvert 7jours/7, à la façade noir et jaune sans prétention, diffuse une très forte odeur de testostérone, qui a intrigué l’œstrogène sur pattes que je suis (oui, je vous l’accorde messieurs, la femme est un animal déconcertant dont la curiosité virulente, pouvant frôler l’obsession, n’aura cesse d’aiguiser votre curiosité primaire).

En bonne exploratrice et chineuse à l’esprit sagace, j’ai fourmillé de droite et de gauche sur les étagères, jusqu’à dénicher de véritables billets perles (dont une rencontre post-discothèque avec Madame la Jungle…oui je me devais de lettrer cette dame au cœur vert en lui octroyant quelques majuscules !), dont la cote risque de vite friser les nuages blancs de nos cieux et de devenir cultes, car irrésistiblement drôles. Nul besoin de tapis rouge pour vous guider dans cet échoppe, car les intitulés des rayons sont explicitement basiques (mais aux jeux de mots terriblement accrocheurs), je vous les livre sans censure (et pourtant vous êtes bien sur un blog à vocation professionnelle) : « Queen for a day », « Où la séduire, où en finir ? », « Monstromathon », « Tiens toi mâle », « J’ai testé pour vous », « Les leçons de sexe de Polo le peintre », « Mister Ali B. », « Bobarama », « Ebaywatch », « Le plan Q de la semaine », « Romantips », « Tribunal des relations amoureuses », « Flag de pouf », « Baby you can drive my car », « Toutes les mêmes ». Par contre, mesdames, si vous êtes  du genre poussière machiste=fuite, je vous conseille de prendre votre plumeau à votre cou, car ces « bonshommes » n’époussettent pas tous les jours leurs articles et laissent par exemple traîner (habitude certainement due au lâchée de chaussettes sales à côté du panier à linge) des stéréotypes volontairement grossiers, comme « Les femmes se lèvent à 7H30 le samedi matin pour pouvoir s’acheter une ceinture perte de graisses sur un télé-achat » (quand même, messieurs, certaines tâches résistantes peuvent être bravées de nos jours à grand renfort de poudres de « perlimpinpin » dont je m’abstiendrais de livrer la marque). Donc, vous l’aurez compris : conquise j’ai été, conquise je demeure, même après plusieurs visites shopping, et je possède désormais ma carte de fidélité, que j’ai glissé en bonne place dans mes favoris (je sais que l’égo d’un homme croît plus vite que celui de la gente féminine, alors j’espère que demain vous ne souffrirez pas d’un mal de tête trop écrasant !).

Avant de reprendre mon périple blogosphérique (d’ailleurs chez Ra7or, j’ai trouvé une confortable paire de Converse, moins haut perchée et surtout moins « tue-petons » que mes escarpins estivaux), je tenais à préciser à ces 5 propriétaires, amateurs de bons mots et de second degré (leur secret de séduction en quelque sorte), qu’il serait intéressant d’engager une femme au sein de leur équipe de mâles, pour écrire un post hebdomadaire, délivrant l’astuce de la semaine, pour faire d’eux des gagnants aux yeux de leurs princesses, aux cœurs tendres mais à l’intelligence de fer…histoire de leur démontrer que l’humour  et la dérision ne sont pas des gênes exclusivement masculins. Sur ce bon conseil, je vais laisser reposer mon gosier rieur et vous quitter sur un désormais fétiche : bloguement vôtre !

AUX FRONTIERES DE LA REALITE VIRTUELLE

2086940646Ce vendredi 6 avril, j'ai enfin franchi les frontières...non pas de l'irréel (la virtualité m'ayant déjà happée depuis plus d'un an dans son monde)...mais bien du réel, en participant à ma toute première Castelblog. Une rencontre de bloggers Indriens, animés par une seule et même cause: la convivialité et l'échange autour d'une bonne table locale. L'Escalier, bar à tapas dit "tendance" dans notre cité catelroussine (dont la notoriété accrue a quelque peu gonflé les fils d'attente mais malheureusement réduit le nombre de sourires distribués à la minute par les serveurs), nous acceuillait pour cette seconde édition.

3905312732Non, je ne vais pas jouer les matamores, en fanfaronnant et en prétendant que la détente était totale face à ce premier rendez-vous physique et non plus virtuel (comme toutes les premières fois de la vie, la poltronnerie vient toujours toquer et s'inviter durant au moins quelques minutes). Je confesse humblement une légère appréhension, une frêle once de stress qui fait trembler les membres plus vite que la rouille ne perfore le fer. Vous savez, un petit pincement d'anxiété, une quasi imperceptible perte de confiance, qui injectent des "j'espère qu'ils ne seront pas déçus" ou des "l'intégration sera peut-être plus délicate sans clavier": méditations plutôt déstabilisantes avant de passer du statut de blogger-écran à celui de blogger-vivant.

Mais les "bonjours" collégiaux une fois échangés, ce fut une soirée riche en échanges et en rires, où j'ai rencontré avec un réel et sincère plaisir: Ellie (l'instigatrice des Castelblogs, qui mûrit un amour sans faille pour Châteauroux la belle), Ben Kenobi (un autre marketeur à la recherche de la fameuse pépite d'or, que traque bon nombre de bloggers emplois), Le Poulpe (un parisien, venu se "perdre" dans la banlieue castelroussine, qu'il considère comme un "havre de paix"), Arnaud (un professeur d'histoire-géographie impliqué dans la vie politique locale, avec qui j'ai échangé sur le complexe métier de "prof"), Anthony (notre monsieur NTIC, qui la prochaine fois nous fera le plaisir de venir accompagné de sa moitié), Marie-France (la "doyenne" et j'emploie ce terme avec tendresse), Dom (restée le temps de l'apéritif, histoire de grignoter un peu de guacamole et quelques oignons fris) et Thierry (détenteur de la plus vieille voiture de l'Indre, comme l'a fait si justement remarqué Ellie, et webmaster avisé qui possède sa propre société).

Mais, vous vous demandez certainement, de quoi perlent des bloggers quand ils se rencontrent ? Certes l'addage est correcte: ils se racontent des histoires de bloggers, mais pas uniquement. Les sujets abordés et les pistes suivis ont été multiples et n'ont cessé d'animer la soirée, jusqu'à à un tardif deux heures du matin. De l'adolescence chaotique de Depardieu, le "voyou" castelroussin, au débat "écolo" : l'éolienne devient-elle un champignon nuisible qu'il faut boycotter ? Des abberantes annonces ANPE de CDD d'un jour nécessitant un profil multi-facettes, jusqu'à la prochaine ouverture du "Tarmac", salle de spectacle en construction qui fricote avec son voisin l'aéroport (vous l'aurez deviné à son nom). Bref, le silence n'était pas de mise et la diversité des échanges pronaît en maître.

3104735716Ma conclusion ne vous étonnera guère: il est un délice de franchir les frontières de la réalité virtuelle et je renouvellerai bien évidemment l'expérience, pour resserer ces liens naissants. Je n'aurai qu'une question (que me souffle mon estomac, cet incorrigible curieux), après une mousse au chocolat à l'Escale, une assiette tijuana à l'Escalier, quel sera le prochain lieu du délit de gourmandise pour les bloggers Indriens ? ;-)

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